Une prothèse de « vie sociale » inspirée des jeux vidéos

La prothèse de « vie sociale » inspirée des jeux vidéos : le motif Stunt de U-exist

U-exist a décidé pour sa capsule avec l’artiste Nicok de s’inspirer des jeux vidéos, afin de refléter au mieux les divers lifestyles de nos utilisateurs. Un petit côté geek, un amoureux de la Science Fiction, vous adorerez porter votre univers créatif sur votre prothèse. Aujourd’hui, U-exist interview Aurélie, appareillée chez Lecante Lille et qui a personnalisé sa prothèse de « vie sociale » avec notre motif STUNT.

U-exist propose des prothèses personnalisée, prothèse de "vie sociale" ou prothèse de bain, avec des motifs innovants faits sur-mesure, adaptés à chaque utilisateurs. En etttant 'rt au service du handicao, U-exist plie la technologie pour mettre en avant l'humain et combattre les tabous du handicap.
U-exist propose des motifs innovants faits sur-mesure, adaptés à chaque utilisateur. En état au service du handicap, U-exist plie la technologie pour mettre en avant l’humain et combattre les tabous du handicap.

 

L’interview de sa porteuse, Aurélie

Bonjour Aurélie, parle nous un peu de toi :

Moi, c’est Aurélie. J’ai 32 ans et je suis appareillée depuis que j’ai 3 semaines, donc depuis quasi ma naissance. J’ai toujours bien vécu mon handicap, que ce soit dans ma jeunesse ou bien après, dans la partie adulte. J’ai deux enfants, deux filles de 11 ans & 6 ans et elles le vivent très bien. Tout va bien. Le fait d’avoir un handicap, pour moi, ça n’en est pas.

Et donc tu as été au Centre Marc-Sautelet?

Oui. J’y suis allée de ma naissance à l’âge de 15 ans à peu près. J’ai été suivie là-bas par Madame Janson à l’époque qui m’a tout appris, de faire mes lacets à pendre du linge, ou tenir un plateau quand je suis rentrée au collège pour aller la cantine. J’ai fait de la guitare. Fermer les boutons de pantalon, remettre une fermeture éclair ou s’attacher les cheveux avec un élastique… Pleins de petites choses… Je dois tout à Marc Sautelet, j’y allais 2 fois par semaine. Ils m’ont vraiment tout appris.

Et du coup, tu as eu plusieurs types de prothèses d’avant-bras différents ?


J’ai eu la une prothèse de « vie sociale » que j’ai actuellement, la myoélectrique et l’ancêtre de la myoélectrique avec câbles, que j’ai eu pendant longtemps. J’ai commencé à la porter de la primaire, jusqu’à mes 9 ans, puis j’ai eu la véritable myoélectrique jusque mes 15 ans et je suis passée à la prothèse de « vie sociale ».

Pourquoi avoir arrêté de porter la prothèse myoélectrique?

Je ne trouvais pas ça très féminin à l’époque et je pense qu’arriver à une certaine période, l’adolescence, j’avais besoin être hyper féminine et ça a été le moment où il fallait plus le cacher. Pour plaire aux garçons, j’ai arrêté la myoélectrique et je me suis rendue compte que tout allait bien sans.

U-exist propose des prothèses personnalisée, prothèse de "vie sociale" ou prothèse de bain, avec des motifs innovants faits sur-mesure, adaptés à chaque utilisateurs. En etttant 'rt au service du handicao, U-exist plie la technologie pour mettre en avant l'humain et combattre les tabous du handicap.
La prothèse de « vie sociale » personnalisée par U-exist avec notre motif stunt.
C’est ta première customisation de prothèse? 

Oui. J’en ai toujours eu une normale, couleur chaire.

Et au niveau du regard des autres…

Ça s’est toujours bien passé. Dans l’ensemble, je n’ai jamais eu de problème avec ça. Après, si j’avais pu avoir la customisation de prothèse à l’époque, ça aurait été bien aussi! [rire] Donc j’en profite maintenant !

Pourquoi avoir choisi le motif stunt de U-exist? 

Le motif me correspond. Je suis une geek à la base, du coup l’inspiration jeux vidéos m‘a plue… Le motif me faisait vraiment penser à ça. Et puis au moins, ça donne un côté bionique, un peu ancien, ça ne fait pas une main. Tout ce que j’aime. Et le orange c’est ma couleur.

Portes-tu toujours un gant sur ta prothèse?

Non, mais avant la customisation U-exist, ça me permettait de changer tout au long de l’année de couleurs selon les tenues.

Cool, ça te permettait d’accessoiriser quand même ta prothèse.

Oui, à défaut de faire des petits dessins dessus. J’en faisais au marqueur, un peu comme un plâtre. Je disais à mes amis « Allez y, écrivez des petits mots ». C’était marrant. Mais bon avec le travail, on devient plus sérieux.

Ta prothèse intervient dans ton dresscode de travail alors ? 

Non elle fait partie de moi. La direction ne dira rien. De toute façon, ils sont prévenu depuis 3 semaines maintenant que je vais la faire customiser. Ils ne l’ont pas vu mais ils s’y attendent. Ils savent que de toute façon, ça fait partie de moi et ils n’ont rien à dire.

U-exist propose des prothèses personnalisée, prothèse de "vie sociale" ou prothèse de bain, avec des motifs innovants faits sur-mesure, adaptés à chaque utilisateurs. En etttant 'rt au service du handicao, U-exist plie la technologie pour mettre en avant l'humain et combattre les tabous du handicap.
Aurélie et sa nouvelle prothèse de « vie sociale » personnalisée par U-exist avec notre motif stunt.
Est ce que tu fais du sport avec ta prothèse? 

Oui, je cours avec. Elle m’aide au niveau du balancement des bras.

Si on te demande de résumer ce qu’est être une femme pour toi ?

C’est être féminine… Si j’avais pu, j’aurais été un homme, ça aurait facilité beaucoup de choses [rire]. Etre une femme c’est beaucoup de contraintes. C’est devoir se remettre tous les jours en question et toujours être au top, que ce soit sur le plan physique ou dans les tâches professionnelles que l’ont fait. Même si on s’assume… Etre une femme c’est compliqué.

On en parlait concernant ton adolescence et des gants que tu utilisais comme un accessoire.  Est-ce que ta prothèse intervient toujours dans ton processus de féminité?

A vrai dire, je ne me suis jamais posé la question. Savoir que si je n’avais pas cette main, j’aurais été plus ou moins féminine qu’aujourd’hui… Je me dis juste que je suis comme je suis grâce à cela aussi. J’ai toujours été féminine avec une main classique (une prothèse de « vie sociale » sans customisation ndlr), là je le serais peut-être moins avec ce motif ou du moins plus accessoirisée. Je ne sais pas mais c’est sûr que la prothèse customisée comme ça, ça enlève le côté doux et féminin de « la femme » mais c’est aussi notre façon d’être. Il suffit de mettre une mini-jupe, un grand sourire et hop on ne voit plus la main [rire].

Quand on utilise le terme « handicap », qu’est ce que ça t’évoque?

Le handicap, pour moi, c’est à partir du moment où ça te gène. Quand tu as du mal à faire les choses quotidiennes ou même à simplement t’assumer, je pense que cela devient un handicap. Le poids, c’est handicap aussi pour certaines personnes, comme porter des lunettes. C’est plutôt dans la tête, comment on l’assume et si vraiment ça nous empêche d’évoluer dans la vie. Alors là,  on peut considérer ça comme un handicap. Mais pour moi, mon bras n’est pas un handicap. J’aurai été différente si je n’avais pas été comme ça. * (Aurélie est née avec une agénésie)



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